En lançant, sous le prétexte de la crise, le Comité Constantin début 2009, le Président de la Région en exercice offrait à Georges Frêche candidat aux futures élections une consultation des forces vives du territoire, financée par les deniers publics. La preuve ? Depuis la publication des conclusions dudit Comité, en juin dernier, aucune traduction budgétaire digne de ce nom n’a confirmé l’engagement de Georges Frêche de mettre en place, toutes affaires cessantes, un « bouclier anti – crise ». Au contraire,nous retrouvons les recommandations de ce même Comité déclinées dans les discours de campagne du Président sortant, comme autant de promesses d’un hypothétique futur mandat. D’un autre côté, il aura fort à faire pour transformer en triomphe un fiasco que même le Comité a reconnu, pointant par exemple un tourisme, « à l’âge de pierre dans sa structuration économique », des investissements étonnamment faibles dans la matière grise, ou encore un logement social « anormalement bas ». Après avoir bluffé pendant cinq ans en promettant la lune, ce mandat s’achève sur une région en berne.