>>> Isabelle Chesa

Intervention du 25.04.06

Motion pour le maintien du plateau chirurgical du centre hospitalier de Castelnaudary

Je tiens à rappeler que nous sommes favorables au maintien d'un service hospitalier de proximité...
 
M. le PRESIDENT - Vous désavouez M. DOMERGUE, c'est bien.

Melle CHESA - Tous les combats que nous avons menés en Languedoc-Roussillon le démontrent.
Concernant le rapport remis par le secrétaire général du Conseil National de la Chirurgie au Ministre de la Santé, il a pour objectif d'évaluer les conditions de sécurité des blocs opératoires. Le professeur Guy VALENCIEN a été amené à fixer le seuil maximum d'activité d'un bloc opératoire à 2 000 interventions par an couvrant un bassin de population de 50 000 habitants.
 
C'est la fréquence des actes qui garantit au mieux la sécurité des patients. Il a également indiqué que dans son rapport, il n'avait jamais dit qu'il fallait fermer 113 hôpitaux. D'ailleurs, la fermeture d'un bloc opératoire n'a jamais signifié la fermeture d'un centre hospitalier.
 
Le Ministre de la Santé, Xavier BERTRAND, a précisé qu'aucune décision ne sera prise avant d'avoir les résultats d'une enquête complémentaire sur la sécurité dans ces petits blocs, il va demander aux agences régionales de l'hospitalisation. Pour lui, le critère de 2 000 actes retenu par le Conseil National de la Chirurgie n'est pas unique et il se base sur une logique de sur mesure.
 
Pour ce qui est du cas spécifique du bloc chirurgical de Castelnaudary, nous sommes bien entendu attachés à son maintien. Avec 1 600 actes réalisés chaque année par deux chirurgiens particulièrement compétents qui exercent dans cet établissement depuis 23 ans, il n'y a probablement pas de menace immédiate. Mais effectivement il faudra être attentif sur ce qui pourrait advenir d'ici quelques années.
 
Notre mission d'élu consiste aussi à préparer l'avenir et la meilleure garantie que l'on puisse apporter à la situation locale est de permettre un développement rapide de la population du bassin concerné.
 
Nous soutenons bien évidemment le maintien de l'activité chirurgicale à Castelnaudary mais nous tenons également à ce que la simple publication d'un rapport ne fasse pas l'objet d'une instrumentalisation à des fins politiciennes comme ce fut souvent le cas, surtout lorsqu'il s'agit de la sécurité de nos concitoyens et de notre système de santé.