Nous serons deux intervenants pour 10 minutes. M. le Président, permettez-moi d'interpeller votre majorité sur ce vote, sur le matraquage fiscal que vous nous proposez pour la 2ème année : augmentation supplémentaire de la fiscalité directe à l'encontre de ce que vous annonciez l'an passé ; augmentation faramineuse des emprunts, + 253 % ; augmentation brutale des impôts indirects avec 20 % de la taxe sur la carte grise touchant de plein fouet les professionnels de l'automobile et surtout les conducteurs du Languedoc-Roussillon. |
| Certes, vous vous donnez les moyens mais pour quels investissements ' Depuis 2 ans, nous sommes en attente. La première année, c'était de notre faute, l'ancienne gestion. La deuxième, c'est la faute au gouvernement. Pourquoi pas ' Toujours la faute aux autres. Permettez-moi d'interpeller votre majorité sur les premiers dérapages de gestion, la coûteuse Septimanie. Saura-t-on un jour le coût réel ' Cet argent aurait sans aucun doute pu régler certaines situations délicates en Région et surtout être mieux employé. Je le regrette car, sur le fond, vous le comprenez, je n'étais pas contre cette idée, qui était pour moi intéressante, mais votre méthode sur ce dossier a été catastrophique et surtout dispendieuse. |
| Est-il bon de rappeler aussi les dysfonctionnements concernant votre politique des lycées : les travaux obligatoires programmés par nos soins ont tous pris du retard, mauvaise distribution des livres, dénominations sans concertation. Permettez-moi encore d'interpeller votre majorité sur les dysfonctionnements de votre administration, notamment en ce qui concerne des investissements programmés qui ne sont que des effets d'annonces, des difficultés à obtenir des aides pour de nombreux porteurs de projets, publics comme privés, qui subissent des pressions intolérables. On confondrait dans cette Région les porteurs de projets et les porteurs de cartes politiques. |
| Heureusement, il y a eu l'exception de ce matin concernant la viticulture. Messieurs de la majorité, depuis 2 ans, dans cette assemblée, nous vivons trop souvent dans un climat d'insultes, d'agressivité, de déchirements, tous élus confondus. Personne n'a osé réagir. M. AYRAULT, Président du groupe socialiste, disait qu'en politique, il faut des convictions et du courage. A vous de méditer. Le seul qui peut être satisfait de ce budget 2006, c'est bien vous M. le Président, car vous vous êtes financé tous vos projets concernant l'agglomération montpelliéraine, vos jeux de mots ou dérives verbales font les délices des salons parisiens, vos règlements de compte politiques ne gênent pas outre mesure les gugusses de votre majorité, le mot vient de vous. Ce constat étant fait, vous comprendrez que nous vous laisserons l'entière responsabilité de vos choix et de vos actes et que nous voterons contre votre budget. |