Aujourd'hui, jour de Conseil Régional, les élus n'ont pas pu délibérer car, une fois de plus, le fonctionnement du Conseil Régional est remis en cause.
Le 25/07/2008, l'Assemblée Régionale devait voter le budget supplémentaire.
Chaque groupe politique s'était vu imparti 10 minutes d'intervention.
Pierre Becque au nom des Non-Inscrits, intervient le premier, et se voit sans arrêt interrompu par le Président, qui visiblement est agacé par ses observations, qu'il qualifie d'imbécillités.
A l'inverse la parole est laissée aux représentants des groupes majoritaires, parfois largement hors sujet (Centrale de Tricastin).
Le paroxysme est atteint lors de l'intervention de Jacques Blanc, qui après s'être fait interrompre à de multiples reprises, alors qu'il indiquait que sans pouvoir s'exprimer il quitterait l'Assemblée, se voit rétorquer par Georges Frêche : "Si vous quittez la salle, je ne vous donnerai plus jamais la parole."
L'opposition considère alors que le débat démocratique est impossible et quitte la salle.
Cette réunion curieusement, se tient en l'absence du premier Vice-Président, en charge des finances !
Et là on constate que la majorité, désolidarisation ou vacances, n'a plus le quorum pour délibérer. Et c'est ainsi que ce Conseil Régional, pourtant capital, n'a pas pu avoir lieu.
Parce que ce budget supplémentaire prête largement à critique, alors que la majorité ne semble pas mobilisée pour défendre son action ou celle de son Président.
Cela gêne t'il le Président que l'on puisse démontrer que la fiscalité a été accrue de 104 %, alors que la dette a augmenté de 6,2 %, que la Région vend des actifs (les TER) pour les relouer ensuite '
Cela gêne t'il le Président que l'on constate les promesses non tenues en matière de lycée, d'enseignement supérieur, pour affecter 17 M € à la communication, qui n'a d'autre but que de préparer sa réélection.
Pendant ce temps, les dossiers attendent…