Infrastructures Transports
La politique régionale en matière d’infrastructures et de transports est au point mort et les dossiers les plus importants pour le Languedoc-Roussillon ne cessent de prendre du retard.
Ce retard est d’ailleurs également imputable à l’actuel Vice-Président délégué aux transports qui, lorsqu’il était Ministre des Transports n’a pas respecté les engagements de l’Etat. Entre 2000 et 2002, il n’avait engagé, au nom du gouvernement, sur le volet ferroviaire que 19,55% des crédits prévus au Contrat de Plan Etat-Région au lieu des 42,9% qui auraient dû l’être.
Sur le volet routier en Languedoc-Roussillon, ce même Ministre aujourd’hui élu de notre région, n’avait sur la même période engagé que 24,65% des crédits prévus au CPER au lieu des 42,9% prévus.
Ces données sont issues du rapport parlementaire déposé le 29 juin 2005 par Monsieur Augustin BONREPAUX, député socialiste qui ne peut être accusé de vouloir noircir le bilan du gouvernement JOSPIN auquel appartenait M. GAYSSOT.
TER :
La compétence en matière de transport régional de voyageurs a été transférée en 2002.
Le Conseil Régional doit désormais décider avec la SNCF de la qualité du service ferroviaire offert aux usagers.
En matière tarifaire, les réductions accordées sont sensiblement équivalentes à celles qui avaient été mises en place dès 2002.
En matière de commande et de remplacement de matériel, l’actuelle majorité se contente de recevoir les automotrices commandées et financées par un emprunt spécifique voté au BP 2003 par l’ancienne majorité pour un montant de 119.391.000€.
C’est la cas notamment de la commande de 21 nouveaux autorails neufs, passée en 2002-2003 et dont la livraison s’échelonne entre 2004 et 2008. Ainsi, sur les 46 autorails neufs qui seront livrés en 2010, près de la moitié seront à mettre au crédit de l’action menée avant 2004.
La seule véritable innovation de la nouvelle équipe aura jusqu’à présent consisté pour la Région à lancer une consultation sur l’habillage extérieur des trains.
Concernant le centre de maintenance des matériels roulants de Nîmes dont Jean-Claude GAYSSOT s’attribue la paternité, il s’agit là aussi d’une opération lancée dès 2002.
Les Ports :
Le transfert de la compétence portuaire, qui interviendra au premier janvier 2007 et qui sera pleinement effective début 2008, découle des lois de décentralisations de 2004.
Après avoir tenu un discours volontairement alarmant sur le financement de ce transfert, le Conseil Régional a été contraint de prendre acte de ce que le gouvernement VILLEPIN avait décidé d’attribuer 25M€ en investissement du programme européen FEDER.
La Région s’est portée candidate pour la gestion des ports de Sète et de Port-la-Nouvelle.
Dans ce domaine, de nombreuses interrogations demeurent : d’une part, le Directeur Général Adjoint chargé de ce dossier, qui avait une véritable connaissance de ce secteur pour avoir pendant longtemps dirigé le Port Autonome de Marseille a été contraint de démissionner de l’administration Régionale moins d’un an après avoir été nommé.
Tout en estimant nécessaire de structurer les 3 ports dans 1 système portuaire régional, le Président du Conseil Régional a refusé de se voir confier la compétence sur le port de Port-Vendre qui sera géré par le Conseil Général des Pyrénées Orientales.
Les Aéroports :
Le transfert de compétence dans ce secteur découle également de la seconde phase de décentralisation intervenue en 2004.
La Région a présenté sa candidature pour le transfert des aéroports de Perpignan-Rivesaltes, de Carcassonne-Salvaza et de Montpellier.
La spécificité militaire de l’aéroport de Nîmes fait que celui-ci ne peut être pris en compte dans le cadre des transferts de compétences.
L’objectif clairement affiché par le Président de Région est de conduire les autres plates-formes aéroportuaires à l’asphyxie pour que ne subsistent en Languedoc-Roussillon que deux aéroports.
Cette vision centralisatrice et purement économique fait fi des efforts déployés depuis de nombreuses années par les collectivités locales et les chambres consulaires dans le but de désenclaver certaines zones de notre territoire, d’harmoniser son aménagement pour favoriser le développement local.
Ainsi, par exemple, les aéroports locaux de Lézignan-Corbières, Puivert, Pujaut, Candillargues, Castelnaudary, Moussoulens, Montagne-Noire ne devraient pas bénéficier d’un soutien financier de la Région et risquent ainsi de rencontrer de lourdes difficultés.