Vers une "Culture officielle" en Languedoc-Roussillon !
Depuis 2004, la politique culturelle de la Région n’est plus fondée sur la recherche de l’excellence et de l’aménagement du territoire.
Le seul critère qui semble être retenu est d’ordre politique.
Première étape, on « casse » tout ce qui jusqu’à présent a fait le renommée de notre Région : le Centre régional des Lettres, l’Itinéraire de la Danse, le Pôle régional des musiques anciennes, le Festival musical régional de musiques actuelles, le Centre Languedoc-Roussillon des musiques et danses traditionnelles.
Deuxième étape, on coupe les vivres aux grandes manifestations Visa pour l’image, le festival des Voix de la Méditerranée, les Festivals de Maguelone et de St-Guilhem-le-Désert ou Le Festival de musique baroque en Gévaudan.
Troisième étape, on reprend à son compte un certain nombre de ces manifestations en en confiant la responsabilité à des obligés.
Quatrième étape, certaines aides sont rétablies comme celle accordée à Visa pour l’Image, non pas en raison d’un changement de doctrine culturelle ou d’une prise de conscience de l’importance de cette manifestation, mais simplement parce qu’à un moment, le Président de Région a eu besoin de se démarquer de son 1er vice-Président Catalan. Dans d’autres cas, le rétablissement des financements régionaux est soit conditionné par un contrôle des choix artistique opérés ( comme à tenté de la faire la région avec le Théâtre Jacques Cœur) soit dans l’intention de faire croire que l’actuelle majorité innove ou sauve ce qu’elle a, elle même, contribué à affaiblir (tel le pôle des arts du cirque d’Alès).
Enfin, on annonce de grandes mesures en faveur des langues régionales, mais les décisions concrètes excluent, de fait, le Catalan du dispositif mis en œuvre.
Oui, depuis de nombreux mois, une nouvelle politique culturelle régionale est à l’œuvre. Non pas au service de la liberté de création, mais sous la forme d’une culture officielle dans laquelle les petites structures qui irriguent le territoire sont asphyxiées.